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Faire penser les élèves

Jacques Lévine, un de mes maîtres à penser, écrit dans "L'enfant philosophe, avenir de l'humanité ?" (page 24) : Savons-nous utiliser correctement l'appareil à penser dont tout être est censé disposer et qui constitue un outil majeur pour lutter contre les déviances anti-civilisatrices ?

 

Question essentielle en ces temps tragiques !

 

Depuis quelques années, j'ai mis l'accent dans ma réflexion et mes pratiques sur les ateliers de philosophie, aidé par tout le travail conduit par l'Agsas (http://agsas.fr/index.php/spip/) , puis je l'ai élargi avec notre projet sur les empêchements à apprendre vus par le regard du clown (http://www.empechementsaapprendre.com/) , et plus largement maintenant par la proposition de mettre en place un "temps des penseurs" dans notre emploi des temps.

 

C'est en cela que je rejoins totalement l'idée de Jacques Lévine, qui est qu'en faisant penser les enfants à l'école, nous les préparons à lutter contre toutes les tentatives d'endoctrinement et de formatage, qui amènent, entre autres, au fanatisme.

 

Pendant ces vacances de la Toussaint, nous avons travaillé à la Fédération de stages de l'Icem-Pédagogie Freinet sur comment favoriser le penser en classe, avec notamment deux modalités que nous avons choisi d'expérimenter.

 

J'ai commencé à le faire dans ma classe. Voilà les premiers essais :

 

1) Le retour réflexif sur les temps de classe

 

Il s'agit là de permettre aux élèves d'exprimer leur ressenti à l'issue de chacune des activités conduite en classe : comment l'ont-ils vécue et pourquoi ?

 

Vous trouverez ci-dessous, un moment de "temps libre et calme" de début de journée, suivi du retour réflexif de certains enfants, aidés en cela par une carte recto-verso (Top/Pas top).

 

 

 

2) Le retour réflexif sur ce qu'ils ont appris

 

Le plus souvent, en classe, nous abordons un grand nombre de savoirs sans prendre le temps de s'interoger sur leur fondement. C'est pourquoi, une réflexion sur le pourquoi de ces apprentissages nous a semblé nécessaire à mener. 

 

A la fin de la semaine dernière, nous avons listé quelques-uns des nouveaux savoirs abordés en classe et j'ai laissé les enfants dire pourquoi, à leur avis, nous apprenions ceux-ci.

 

En voilà deux exemples, l'un sur la géométrie, l'autre sur les articulations.