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Pourquoi parfois certaines personnes deviennent-elles plus violentes que d'autres ?

Retour de vacances et clôture de notre débat philosophique sur la violence avec la question  : "Pourquoi parfois certaines personnes deviennent-elles plus violentes que d'autres ?"

 

Sujet qui a bien inspiré les enfants, où, de façon imperceptible, les concepts d'inné et d'acquis, la question l'exemple à suivre ou à ne pas suivre, l'idée de problèmes psychiatriques pouvant provoquer la violence ont été abordés. Ca mériterait évidemment de nombreux développements.

 

Quand la philosophie s'affiche

Un matin de classe, j'ai proposé l'observation d'une affiche tirée de l'excellent magazine belge de pholosophie pour enfants, "Philéas et Autobule", que je viens de découvrir.

Philéas et Autobule

 

Cette affiche proposait d'interroger l'idée de communication. Sous l'accroche "Communiquer, c'est quoi ?", on voyait en image deux enfants, dont l'un, particulièrement costaud, soulevait de terre un second, terrifié, tout en  lui demandant "S'il te plaît, on peut parler ?"

 

Face à cette affiche, les réactions ne se sont pas fait attendre. A l'issue de cet échange, j'ai proposé que des duos se constituent pour confectionner des affiches autour d'un "C'est quoi ?" comparable à celui-ci, et voilà le résultat, fort intéressant :

 

C'est quoi être riche ?

 

Etre riche

 

C'est quoi s'aider ?

 

S-aider.jpg

 

Jouer, c'est quoi ?

 

Jouer.jpg

 

Aimer, c'est quoi ?

 

Aimer.jpg

 

Respecter, c'est quoi ?

 

Respecter.jpg

 

Le bonheur, c'est quoi ?

 

Le-bonheur.jpg

 

Partager, c'est quoi ?

 

Partager.jpg

Un monde sans violence est-il possible ?

Un sujet difficile, pour lequel les élèves se sont bien investis, avec bien sûr pas mal de tâtonnement et d'hésitations et un peu de hors-sujet, mais c'est ça qui est aussi intéressant et inévitable. Ils cherchent. Ensemble.

 

Jumanji

Une petite pause dans mes partages sur des moments de classe un peu alternatifs pour donner une place à des documents conçus à l'occasion d'une lecture suivie sur Jumanji, un album de Chris Van Allsburg.

 

Il raconte l'histoire de deux enfants qui vont découvrir un jeu de plateau étrange où les cases deviennent vivantes. Un album à découvrir pour l'histoire mais aussi pour ses illustrations.

 

Voilà quelques documents de travail. Il manque bien sûr toutes les activités de classe pour rendre cette lecture la plus vivante possible.

 

Jumanji 1

 

Jumanji 2

 

Jumanji 3

 

Jumanji 4

 

Jumanji 5

 

Jumanji 6

 

Jumanji 7

Pourquoi la violence existe-t-elle ?

Oui, c'est vrai, pourquoi la coopération entre les hommes n'est-elle pas seule et unique ?

 

Bon, ceci dit, la violence existe bel et bien, elle est due à de multiples facteurs, mais pas toujours ceux qu'on met en avant dans les média (Je me permets de reprendre ici deux phrases extraites d'un prochain numéro du Nouvel Educateur qui sera consacré à la violence à l'école : "La violence ne vient jamais pour rien aux enfants" et "La violence de l'école est avant tout la violence de l'école"), et maintenant, je laisse les enfants de ma classe en parler :

 

Enfances de verbes

Cette année, avec mon CE2/CM1, nous avançons en langue française accompagnés par mon "conte grammatical", "Verbes, sujets et compagnie", dont nous parcourons un épisode chaque semaine. 

 

Après une lecture de l'épisode, nous faisons du théâtre en jouant les personnages, nous appliquons par de petits exercices ce que nous venons de découvrir, nous inventons des récits prolongeant l'histoire.

Des activités complètes pour "Verbes, Sujets et compagnie"

 

Ce sont ces récits que je me propose de vous faire partager, des récits écrits par les élèves sur ce que pourrait être l'enfance du verbe. Chacun s'est choisi un verbe et voilà quelques inventions :

 

Dormir : Je suis le verbe Dormir. Je suis né en dormant et mes parents décidèrent que je serai le verbe Dormir. Mon père était le verbe Endormir, ma mère le verbe Rêver. Quand je suis allé à l'école des verbes, j'étais toujours le dernier de la classe car je n'écoutais pas les leçons. Mon pire ennemi était le verbe Réveiller. Mes deux meilleurs amis étaient les verbes Coucher et Fatiguer. Après, j'ai fait des études scientifiques sur le sommeil. J'ai eu mon diplôme de savant au bout de la 5ème fois (car j'avais trop sommeil). Au bout de la 4ème fois, j'ai rencontré le verbe Réveiller, l'adjectif Intelligent et le verbe Réussir et ils m'ont aidé à réussir mon diplôme. (Inès)

 

Gagner : Je suis le verbe Gagner. Quand j'étais petit, à l'école des verbes, j'avais des copains comme Jouer, parce quand je jouais avec lui, je gagnais à chaque fois. J'avais aussi S'amuser, parce quand je jouais avec me copains, on s'amusait drôlement. Mais j'avais aussi un ennemi qui s'appelait Perdre. A chaque fois, il voulait me faire perdre avec son ami, Tricher, mais je gagnais toujours. Mes parents étaient très gentils, mon papa s'apppelait Participer et ma mère s'appelait Applaudir. Je ne faisais que m'entraîner. (Alexandre)

 

Courir : Je suis le verbe Courir. Quand j'étais petit, je n'arrêtais pas de courir. Ma mère, le verbe Marcher, me disait : "Arrête de courir !", mais je ne pouvais pas. Mes copains étaient le verbe Jouer, le verbe Dormir, et le verbe S'amuser. Deux verbes me posaient problème : Bousculer et Tomber. Le verbe Tomber m'accusait de le faire tomber et moi, je n'aimais pas, alors je me suis disputé avec lui, et on ne s'est plus rapprochés l'un de l'autre. (Mirna)

 

Jouer : Je suis le verbe Jouer. Je ne fais que jouer. J'ai fait plein d'études. Ma mère s'appelait Rigoler et mon père, je ne l'ai pas connu. Un peu plus grand, je me suis marié avec Amuser et on a fait un enfant qui s'appelle Rire. Mon métier était maître à l'école, mon but était de faire rigoler les enfants. Un peu plus tard, j'ai fait un autre métier et c'était jouer et faire rigoler les gens dans un théâtre. (Jeanne)

 

Vomir : Moi, le verbe Vomir, j'ai eu une enfance horrible. Je n'arrêtais pas de vomir. Beurk ! Je n'aimais pas le verbe Manger. J'avais un père qui s'appelait Détester et ma mère Cracher. Mes études ont été d'appprendre à vomir. (Sandrine)