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Que ressens-tu quand tu penses à l'infini ?

Pour finir sur la question de l'infini, sujet assez difficile à appréhender, évidemment, voilà une question plus psychologique autour de leur ressenti.

 

A noter que certains enfants ont bien dit leur difficulté à penser l'infini à la fin de l'échange. Je reprends les termes d'un d'entre eux : "Il faudrait avoir vécu l'infini pour pouvoir éprouver des sensations". Intéressant.

 

Et si la vie était infinie ?

Quand les enfants s'imaginent vivre à l'infini, ce n'est pas le rêve qui domine, je trouve.

 

Ils conçoivent bien les difficultés, les conséquences pour le monde - mais aussi l'espoir - que cette perspective soulève.

 

Et ils imaginent dans une belle écoute collective !...

 

A écouter :

 

Jeu grammatical

Voilà un jeu que j'ai proposé à mes élèves et qui a permis réflexion et plaisir.

 

On pourrait l'appeler "Le Cadavre exquis de la phrase",  et voilà son déroulement :

 

Ils se sont mis par trois, chacun avec une feuille blanche.

 

1ère étape : Imaginer un Sujet accompagné d'un Verbe transitif (acceptant donc un COD) conjugué avec ce Sujet. L'écrire en haut de la feuille, la plier pour cacher ce qui est écrit puis remettre la feuille à son voisin.

 

2ème étape : Ajouter ensuite un COD sous forme de Groupe nominal. Pliage, passage.

 

3ème étape : Puis un Complément de manière. Pliage, passage.

 

4ème étape : Encore un Complément de lieu. Pliage, passage.

 

5ème étape : Finir avec un "avec..."

 

Puis, chaque élève s'est mis à lire l'ensemble de la phrase composée de ces morceaux, ce qui a provoqué de nombreux fous rires, mais aussi et surtout la découverte qu'on pouvait créer de la poésie, de l'absurde, et même du sens en jouant avec les mots.

 

Exemple obtenu, pami bien d'autres :

 

"Le tigre mange/doucement/une chaise/dans le jardin/avec une brosse"

 

Ou plus surprenant : "Ma mère fait/une sucette/silencieusement/dans une église/avec mon copain"

 

Jeu grammatical, à reprendre, et pour lequel de nombreuses variations sont possibles.

C'est quoi l'infini ?

Voilà une nouvelle thématique qui tranche avec les précédentes et qui a à la fois intéressé et désarçonné les élèves.

 

A creuser, donc...

 

Les élèves et la classe

Depuis pas mal de temps, j'aime procéder à deux moments de l'année (souvent en milieu puis en fin) à une sorte de sondage sur ce que les élèves perçoivent des activités de classe.

 

Ce sondage, je l'ai mené autour de six questions pour lesquelles ils devaient faire un choix. Voilà les questions :

1) Quels sont les moments que tu préfères ?

2) Quels sont les moments que tu aimes le moins ?

3) Quels sont les moments où tu as le sentiment d'apprendre le plus ?

4) Quels sont les moments où tu as le sentiment d'apprendre le moins ?

5) Quels sont les moments auxquels tu tiens le plus ?

6) Quels sont les moments auxquels tu tiens le moins ?

 

Pour chacune de ces questions, auxquelles ils devaient répondre individuellement, je leur demandais de choisir cinq moments au maximum sur dix-huit proposés (écrits au tableau) :

A - "Je fais partager" (comme un "Quoi de neuf ?") :  Le "Je fais partager"

B - Activités de lecture (lecture suivie, notamment)

C - "Tous contre les H" (activité ludique sur les homonymes grammaticaux : Tous contre les Homonymes grammaticaux !)

D - Allemand

E - Maths

F - "Je leur lis une histoire"

G - "J'écris"  L'écriture de textes libres

H - Travail personnel ( Le Travail personnel )

I - Histoire

J - Géographie

K - Sciences

L - Musique

M - E.P.S.

N - Arts visuels

O - "Verbes, sujets et compagnie" ( Des activités complètes pour "Verbes, Sujets et compagnie" )

P - Actualité ( L'Actualité )

Q - Philosophie : Mon regard sur les ateliers de réflexion collective

R - Tutorat : Le tutorat

S - Fiches lecture

 

J'ai trouvé les tendances de ce sondage fort intéressantes pour moi, mais aussi pour nous, enseignants. C'est pourquoi, je vous les livre.

 

Les moments préférés : 19 voix pour le Travail personnel, 13 pour les Maths, les Arts visuels, 11 pour l'EPS , 9 pour l'Histoire. Ce moment de Travail personnel, quotidien dans ma classe, est donc plébiscité et montre bien que la liberté qu'autorise ce temps, où chacun se lance dans un projet à soi, est vraiment précieux. Sinon, les 13 votes pour les Maths montrent d'une part que j'ai une classe, cette année, bien attachée aux savoirs dits scolaires, et d'autre part que ce moment mathématique souvent mené en demi-groupes, donc en petits effectifs, est apprécié pour cette raison même.

 

Les moments moins apppréciés : 11 voix pour l'Allemand, 10 pour la Lecture, 9 pour les Sciences, 7 pour l'Histoire et la Musique. Il semble là que les choix des élèves ont plutôt porté sur des critères personnels affectifs (lien encore hésitant avec les professeurs d'allemand et de musique arrivés récemment). Et peut-être aussi que mon faible goût pour les sciences a joué...

 

Les moments où "l'on appprend le plus" : 13 voix pour les Maths, 12 pour l'Histoire, 9 pour l'Actualité, "Tous contre les H" et la Lecture. Les élèves choisissent là les activités considérées comme fondamentales dans l'opinion générale. Rien de vraiment surprenant.

 

Les moments où "l'on appprend le moins" : 9 voix pour l'Allemand et "J'écris", 8 pour "Je fais partager" et 7 pour les Fiches lecture. Il est intéressant de noter qu'ils ont le sentiment de moins apprendre lors de moments plus autonomes, où ils écrivent ou font des fiches lecture seuls. Même si je pense qu'il n'en est rien, il faut le prendre en compte, me semble-t-il.A creuser...

 

Les moments auxquels ils tiennent le plus : 18 voix pour le Travail personnel, 15 pour les Maths, 11 pour l'Histoire, 10 pour la Philosophie, 7 pour le "Je fais partager" et les Arts visuels. Ces votes rejoignent ceux de la première question. A noter leur attachement aussi pour ces moments de partage et de réflexion collectifs que sont la Philosophie et le "Je fais partager"

 

Les moments auxquels ils tiennent le moins : 14 voix pour l'Allemand, 9 pour l'Actualité, 7 pour l'Histoire et le Tutorat. A noter que le Tutorat suscite à la fois un attachement réel (quatre élèves) et l'inverse (sept élèves). En regardant qui avait voté pour l'un ou l'autre des choix, j'ai vu qu'entrait en jeu une histoire de tempérament : accepter ou non de travailler avec un camarade dans le partage.

 

Voilà quelques indications évidemment partielles et subjectives sur comment est vécue une classe de CE2/CM1, dont l'esprit est beaucoup, mais pas exclusivement, "freinétique".