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Le Carré sur le divan

C'est maintenant au tour du Carré de venir parler de ses difficultés à la psychanalyste. Ce n'est pas facile d'être une figure parfaite...

 

Le Verbe sur le divan

Et si un jour, le Verbe décidait d'aller voir une psychanalyste pour lui exposer ses difficultés et souffrances de Verbe.

 

Nous avons eu la chance d'assister à un moment de leur séance (9 minutes) que nous avons le plaisir de vous faire partager. N'hésitez pas à réagir !

 

Choisir la pédagogie Freinet

Voilà un article que j'ai écrit en guise d'éditorial paru dans le Nouvel Educateur de ce mois de février, revue du mouvement Freinet que je vous conseille : Nouvel Educateur

 

"Il arrive souvent qu’on nous pose cette question : « Qu’est-ce qui t’a fait choisir la pédagogie Freinet ? » et qu’on attende alors pour réponse un point de déclic identifiable, une rencontre révélatrice, une décision claire, une porte qui s’ouvre à un temps t. Comme s’il y avait un « avant » et un « après ».

Il en est de même lorsqu’on nous demande d’expliquer ce qu’est la pédagogie Freinet. Nous listons alors souvent le tryptique expression/tâtonnement expérimental/coopération ou nous parlons de la méthode naturelle, mais réussit-on à définir ainsi l’esprit de cette pédagogie-là ?

 

Si ce numéro du Nouvel Educateur s’attache à cette question du choix et de l’engagement, c’est bien sûr parce qu’ils ne vont pas de soi. Naissent-ils d’une résonance issue de notre enfance et notre éducation personnelle ? Sont-ils une réaction à ce qu’éveille en nous la société actuelle dans son fonctionnement et surtout ses disfonctionnements ? Viennent-ils d’un choix philosophique, politique, intime qui fait qu’on ne pourrait choisir une autre pédagogie ?

 

En ce qui me concerne, il y a eu tout à la fois : un stage Freinet dans le sud-ouest qui m’a ouvert des portes, des fenêtres, plein de désirs ; l’envie, forcément très inconsciente, de ne pas faire de mes futurs élèves de bons sujets sages, obéissants, comme je l’ai été ; la découverte des mille possibilités en germe dans cette pédagogie, sans risque de lassitude, de dogmatisme, de solution. Et bien sûr, ce qui m’est cher : la légèreté, la fantaisie, l’humain.

 

Il y a dans cet engagement-là un « tout » qui ne ressemble à « rien », un « tout » fait de tangible et d’indicible, de venu de l’enfance et de venu du monde, de politique et de pédagogique, et ce tout complexe qui s’éveille en nous, on va essayer de le développer, de l’affiner, de le polir pour le rendre au centuple dans nos classes.

 

Alors, ce qui se déroulera en classe, ce sera quelque chose qui ne se mesurera pas, qui ne se déclarera pas, qui ne se verra pas totalement, ce sera une atmosphère qui permet, une ambiance faite de voies d’accès à la création, à l’expression, à de vrais projets et à la coopération. Et comme il n’y aura pas de recettes, d’idées simples, de modes d’emploi, on fera vivre la pédagogie Freinet en groupes d’adultes.

 

Notre engagement, nourri par ce qui nait dans la classe et par les échanges entre nous qui essayons, ne cessera d’évoluer, d’être questionné, de s’enrichir, et même si on trouvera chez chacun des praticiens Freinet autant de raisons différentes d’avoir choisi cette pédagogie, une communauté de pensée existera.

 

Je conclurai cet éditorial avec Jacques Lévine, dont l’engagement au service des enfants et d’un apprendre autrement ne s’est jamais démenti jusqu’à sa mort, dans ces mots qui résonnent profondément en moi : « Apprendre, c’est partir à la conquête des secrets de la vie »

 

Notre engagement, ne serait-il pas en effet d’aider l’autre à conquérir sa vie ?"

 

Louis Ville

Cette fois-ci, rien à voir avec de la pédagogie, mais simplement un coup de coeur pour un artiste trop méconnu : Louis Ville.

 

 

ou alors :