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Articles avec #l'empechement a apprendre catégorie

Les "Empêchements" reconnus !

Notre travail sur les empêchements à apprendre se poursuit avec dix nouvelles scènes accompagnées de leurs pistes pédagogiques en cours d'élaboration.

 

Découvrez-les ici : http://www.empechementsaapprendre.com

 

Nous avons eu la chance de le présenter au Forum des enseignants innovants 2016 organisé par le Café pédagogique, et là, belle surprise, nous avons vécu deux moments bien réjouissants :

 

1) La visite de Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l'Education Nationale, qui a pu découvrir notre projet et a semblé bien intéressée, comme en témoigne cette photo :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2) Le "Grand Prix du jury" attribué par le Forum à notre travail !

 

Lors de la remise du prix, j'ai souligné que travailler sur ce qui empêche d'apprendre ne pouvait être considéré comme de l'innovation mais comme le quotidien de chacun.

Malheureusement, nous en sommes loin, beaucoup considérant que cela ne faisait pas partie de notre mission d'enseignant, ou alors que les seules réponses ne pouvaient être que didactique ou du ressort des spécialistes.

Trafic fluide

Depuis ce début d'année scolaire, une drôle de chose se passe dans la classe, une sorte de circulation "naturelle" qui me ravit.

 

J'ai une classe de CE1, plutôt pleine d'allant, qui s'empare de tous les temps que je propose (d'où les guillemets mis à "naturelle", car la part du maître est bien présente), avec des élèves qui ne cessent de proposer, de s'engager, et, souvent de me surprendre. Comme si mon rêve formulé en fin d'année dernière se matérialisait !      

http://pedagost.over-blog.com/2016/06/perspectives-de-rebondissements.html                                                               

 

Des exemples :

- Nous travaillons sur l'album "Le mystère Ferdinand" à base de lectures faites soit par moi-même soit par les élèves, d'échanges sur les motivations des personnages, et sans que je l'aie le moins du monde demandé, cinq élèves ont préparé en catimini une scène de théâtre reprenant l'histoire, qu'ils ont présentée à la classe et qu'ils vont montrer aux autres classes de l'école.

 

- Le temps d'Eurêka (Eurêka), pendant lequel des enfants volontaires font partager ce qu'ils ont aimé apprendre, a déjà débouché sur des ateliers d'origami, de maquettes, et sur la préparation de présentations de livres.

 

- Après avoir regardé une scène de clowns sur les empêchements à apprendre (Les empêchements), plusieurs élèves se sont mis à créer eux-mêmes des scènes de clowns.

 

- Le "Je fais partager" (http://pedagost.over-blog.com/article-27915492.html) est très fréquemment le point de départ de situations d'apprentissage naturelles, issues de paroles spontanées d'enfants. Par exemple, à l'occasion du JFP du 14 novembre pour lequel cinq élèves sont intervenus, nous avons constaté en classe que grâce à Raphael (il nous a parlé de sa famille) et à Alice (elle nous a présenté un livre d'Histoire), nous avons questionné le Temps, grâce à Marie (elle nous a parlé de sa visite au Musée du chocolat en Vendée) et à Louise (elle nous a parlé de son école d'avant en Inde), nous avons questionné l'Espace, et grâce à Arsène (il nous a fait partager une expérience sur la fabrication de cristaux de sel), nous avons questionné la Matière. Nous n'avons pas manqué de prolonger ce temps par une étude sur les arbres généalogiques de certains élèves, et des enfants se sont lancés dans de nouvelles expériences scientifiques.

 

Il y a là une vraie circulation entre les temps d'expression et de partage, de penser ensemble, de projets et de présentations de ces projets. Mais pour que ce soit rendu possible, il faut impérativement offrir du temps disponible aux envies de chacun, un temps inscrit dans le programme de la journée, et surtout pas réservé à ceux qui ont fini le travail individuel. Il faut donc se détacher du programme à faire, car en s'en détachant et en donnant la priorité à l'émergence d'expressions, de projets, et de partages, le programme, nous n'en faisons au final qu'une bouchée !

 

Et c'est tellement agréable à vivre !

Le Temps des penseurs : Réflexions et propositions

Nous nous sommes réunis à huit pour penser "le Temps des penseurs" lors de la Fédération de stages organisée par l'Icem-Pédagogie Freinet. Voilà le fruit bien synthétisé de nos réflexions, et surtout des pistes d'expérimentation à conduire en classe.

 

Notre plan de travail (synthétisé) pendant le stage

  • PENSER LES SITUATIONS D’APPRENTISSAGE QUE NOUS VIVONS
    Comment les vit-on en classe ? Pourquoi ce ressenti ?
  • PENSER LES CONTENUS D’APPRENTISSAGE

Quels sont les contenus fondamentaux ?
Comment faire en sorte que les enfants portent un regard de penseur sur leurs savoirs ?

Comment faire en sorte que les savoirs que nous avons à enseigner soient le plus possible pensés dans la classe ?

  • PENSER LES EMPÊCHEMENTS A APPRENDRE
    Quels empêchements observons-nous dans nos classes ?
    Comment travailler sur les empêchements ?
  • PENSER LE GROUPE
    Quelles sont les façons de constituer une culture de groupe dans nos classes ?
    Comment aider l’élève à penser le groupe ?
  • SE PENSER SOI (COMME ETRE HUMAIN)
    C’est comment un enfant penseur ?
    Comment faire en sorte que l’élève ait un penser sur lui-même ?
  • NE PAS PENSER (Pour mieux penser ?)
  • SYNTHESE/FINALISATIONS/BILAN/PERSPECTIVES

 

Synthèse de notre travail

 

  • Qu’est ce que penser ?
    • Un pas de côté
    • Faire des liens ; relier ; « c’est comme »
    • Conscientiser
    • Porter un regard sur ce que j’ai fait, sur ce qui se passe, et comment je l’ai vécu (relire)
    • Questionner

 

  • Pourquoi penser ?
    • Conquérir les secrets de la vie (cf Jacques Lévine)
    • Remise en cause de ce qui est proposé
    • Passer d’un monde chaotique à un monde cohérent
    • S’approprier ce qu’on vit à l’école
    • Se construire, agir en son nom propre
    • Interpréter, se représenter le monde, tout en nuances.

 

  • Comment penser / faire penser ?

Les dispositifs de la classe Freinet qui, en permettant l’expression, la création libre, le tâtonnement, le partage, l’aménagement coopératif de l’espace et du temps, favorisent un penser permanent sur les apprentissages (au sens large), sur soi et sur le groupe.

 

Et pour aider à la prise de conscience de ces actes de penser, nous avons repéré des dispositifs complémentaires :

 

Le retour réflexif sur ce qui se passe en classe :

 

  • Pour penser les situations d’apprentissage :
    Permettre aux élèves et/ou à l’enseignant d’exprimer son ressenti à l’issue d’un moment de classe et de réfléchir brièvement ensemble au pourquoi / comment (en prenant en compte aussi les empêchements), pour le prolonger, si nécessaire, au Conseil.
    (élève) Qu’est-ce qui s’est passé pour moi ?
    (enseignant) J’ai observé que …
    (à la classe) Qu’en pensez-vo
    us ?

 

  • Pour penser les contenus d’apprentissage :
    Prendre un moment en fin de journée ou d’activité pour que les élèves identifient ce qu’ils ont appris et pourquoi.
    (élève) Avant, je ne savais pas que …/et : J’ai appris que…
    (élève) Je voudrais savoir pourquoi nous apprenons …
    (enseignant) A votre avis, pourquoi avons-nous travaillé s
    ur …

 

  • Pour se penser soi-même :
    Offrir la possibilité avec un outil simple et approprié pour chacun des élèves (éventail de pictogrammes, nuancier des sentiments) d’exprimer un sentiment personnel
    Fatigue, lassitude, énervement, impuissance, …

 

  • Pour penser le groupe :
    Même dispositif que pour les autres modalités, avec une focalisation sur les interactions.

 

Des moments plus planifiés où l’on va penser ensemble :

 

  • les ateliers de philosophie et de psychologie (cf. travaux de Jacques Levine),
  • le conseil,
  • les empêchements clownesques (http://www.empechementsaapprendre.com/),
  • jeux de rôles,
  • portrait chinois personnel ou du groupe,
  • bilan météo
  • la médiation culturelle (cf. travaux de Serge Boimare)

 

NB : Penser se fait bien sûr aussi de façon non volontaire (pendant les activités de loisir et quotidiennes, ou de façon inconsciente, pendant le sommeil).

 

Des prolongements évoqués

 

  • Chercher d’autres modalités pour faire penser qui ne soient pas verbales.
    Chacun selon ses penchants permet au groupe de les vivre pour ensuite les analyser.
    • Brain gym ;
    • Padovan ;
    • La méditation
    • Massage
    • Art du spectacle : mime ; marionnettes
    • Dispositif « Outil de représentation et de manipulation » © Céline / playmobil

 

  • Envisager un travail plus centré sur l’enseignant : penser sa classe, son travail, ses empêchements, sa personne.

 

Début de bibliographie

Jacques Lévine : « Anthropologie des savoirs scolaires »

Serge Boimare : « Ces enfants empêchés de penser »

André Tricot, sur les apprentissages naturels, adaptatifs.

Olivier Houdé : http://olivier.houde.free.fr/

Un article du Café pédagogique du 28/10/2015 : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2015/10/28102015Article635816158052873060.aspx

 

Les empêchements à apprendre sur scène et avec les solutions du public

Cet été 2015, Pépito, Chabotte Tripouille et Schlémil ont eu l'opportunité et la chance de sortir de leur studio d'enregistrement vidéo (et leur site d'accueil : http://www.empechementsaapprendre.com/) pour aller sur scène montrer leurs empêchements au public.

Ils l'ont fait d'abord en Belgique, lors de Rencontres pédagogiques d'été organisées par l'association "Changements pour l'égalité", puis lors du congrès de l'Icem-Pédagogie Freinet à Aix-en Provence.

Mais ils ne se sont pas arrêtés là. Ils ont pris le risque d'expérimenter les solutions que leur proposerait le public, tout cela en totale improvisation, et avec le concours d'une Madame Loyal complice.

A vous de voir si le public et les clowns ont trouvé les bonnes réponses face à ces fameux empêchements ! (vous excuserez le "filmage" quelque peu chaotique...)

1) J'ai un souci

2) J'ai peur de rater

3) J'ai besoin de bouger

4) On me traite d'intello

5) Le spectacle, version courte et montée

La rentrée des "empêchements à apprendre"

Une rentrée en fanfare pour le projet des "empêchements clownesques" : http://www.empechementsaapprendre.com/

1) Tout d'abord, un bien bel article dans "Fenêtres sur cours" de cette semaine, le journal du Snu-Ipp, où est présenté le travail sur les empêchements à apprendre, une interview de Serge Boimare et la présentation du site.
Il est là (pages 18-19 du pdf) : http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/FSC_414_BD-1.pdf


2) Ensuite, un accueil exceptionnel de cette idée d'aborder les empêchements à apprendre par le biais du clown lors du Congrès de pédagogie Freinet de la semaine dernière. Plus de 70 participants à l'atelier que j'ai animé avec Valérie Da Silva et Marie-France Duflot (alias Chabotte Tripouille). Valérie en a fait le compte-rendu ici : http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/45449

3) Enfin, nous avons pu mener une soirée de clown-forum autour des empêchements : les clowns en jouent certains ("J'ai peur de rater", "J'ai besoin de bouger", "Il ne s'intéresse pas à moi") et le public propose des solutions que les clowns expérimentent en direct. Ce fut vraiment génial et plein de jubilation partagée.

Nous avons recueilli un vrai intérêt avec demandes de dvd et inscriptions à la liste des "empêchements clownesques".

Sachez que le travail sur les empêchements à apprendre fait partie d'un ensemble que j'essaie de développer appelé "Le Temps des penseurs" : http://pedagost.over-blog.com/2015/01/le-temps-des-penseurs.html.


A la Fédération de stage de la Toussaint de l'Icem-Pédagogie Freinet, un groupe de travail sur ce "temps des penseurs" se réunira. Vous y êtes les bienvenus.
http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/44780
Dites-moi si ça vous intéresse !

J'espère que l'année à venir sera encore l'occasion de poursuivre notre projet tous ensemble. Faites-le moi partager !

Penser à l'école. Penser l'école

En ces temps de turbulences et de peurs, injonction est faite de repenser la société, de repenser la citoyenneté, de repenser la religion, de repenser l’économie, de repenser l’homme.

C’est un drôle de verbe, si on réfléchit bien, le verbe Penser. Il est souvent employé, et pourtant, où sont les espaces pour penser dans notre société ? Dans les médias ? Dans les assemblées et autres congrès ? A l’école ?

Allons-y à l’école. Pour moi qui suis instituteur, je n’ai aucun souvenir de l’emploi de ce mot en classe, en salle des maîtres, et même dans la bouche d’un ministre de l’éducation nationale.

Essayez de vous remémorer votre propre scolarité. Est-ce que ces phrases vous reviennent dites par un instituteur ? : « Tu as bien pensé ! »

« Tu as bien travaillé/appris » ; « Tu t’es bien concentré »

Penser, non… Comme si ce mot, cette idée, n’avait pas sa place à l’école, je dirai même, ne pouvait avoir sa place. Une place pourtant nécessaire pour qu’enfin l’école puisse donner accès à la complexité des choses et évite, autant que possible, de former une jeunesse n’ayant pour seule perspective que la servitude volontaire, ou alors pour certains le fanatisme.

Pourquoi ? Ce concept serait-il dangereux pour l’enseignant ? Est-ce que quelque chose lui échapperait si la classe et ses composants, les enfants, se mettaient à penser ? Penser serait-il incompatible avec l’objectif d’apprendre ? Doit-on même considérer que si on favorisait la pensée dans la classe, cela prendrait trop de temps pour faire émerger les savoirs, ça entrerait en contradiction avec les valeurs de la société, fondées sur la vitesse, voire l’urgence.

Et s’il y avait de plus, dans l’acte de penser, une boîte noire qui échappe à l’emprise de l’enseignant et qui lui pose vraiment problème, boîte faite de l’intériorité de l’enfant, ses émotions, ses désirs, ses préoccupations. Or, rien de plus angoissant pour le MAITRE de ne pas être maître de tout un pan de l’élève face à lui.

Alors, que fait-il bien souvent ?

1) Soit il évacue cette intériorité et l’enfant ne reste qu’un élève à faire avancer compétence par compétence, un élève découpé en morceaux de savoir-faire, et qui le plus souvent devient objet d’évaluation. Il ne pense pas, il travaille. Et s’il pense un peu, cette pensée doit pouvoir être mise dans une catégorie évaluable et ne pas prendre trop de temps sur les acquisitions.

2) Soit il reconnait cet espace de pensée et d’intériorité mais cherche à percer cette boite noire de façon intrusive et non respectueuse de l’enfant avec des idées toutes faites comme « Cet enfant ? T’as vu la famille qu’il a ! » ou « Le père est absent, c’est pour ça que… » De la psychologie de bazar. L’enseignant cherche à contrôler ce qui sort de l’enfant.

Pourtant, il faut réhabiliter la pensée à l’école, car c’est laisser un espace non contrôlable, un espace dans lequel chacun peut se glisser à sa manière.

Où l’indicible peut exister.

Cet espace de pensée, dans la mesure où il est cadré pour assurer la sécurité de chacun avec des règles explicites, est précieux dans une classe. Il permet de donner place à l’intériorité singulière de chacun, incluant blessures et blocages, pour qu’elle se transforme en réalisation et en création.

Il faut donc prévoir dans un emploi de temps des moments pour cela. Je l’ai fait, je le fais, je le défends. Et je ne suis pas tout seul.

Nous sommes de nombreux enseignants à à défendre un espace-classe où penser serait central et multiple :

- penser l’apprentissage.

Jacques Lévine, psychologue, psychanalyste, un de mes maîtres à penser justement, avait une formule qui est devenue mienne : « Il ne devrait y avoir qu’une seule discipline à l’école : conquérir les secrets de la vie ». Les enfants doivent dès le plus jeune âge penser ce qu’ils auront à apprendre, savoir pourquoi on leur demande d’apprendre à lire, à écrire, à compter, à mesurer, à dessiner, à chanter. Et le savoir passe d’abord par leur propre exploration tâtonnante, sans l’explication de l’adulte.

- penser les empêchements à apprendre

Ces empêchements sont partout en classe, et pas seulement chez les élèves qui sont notoirement en difficulté. Serge Boimare, psychopédagogue, ancien directeur du Centre Médico-Psychopédagogique Claude Bernard (Paris V), en parle formidablement bien dans un de ces ouvrages, « Ces enfants empêchés de penser ».

Ils sont cachés en chacun de nous – j’ai été moi-même de ces élèves empêchés, même si ça ne s’est pas vu dans mes résultats – et souvent ils sont inavouables.

Ces empêchements peuvent venir de partout, de l’enseignant, de la personne qu’est l’élève, de son entourage familial ou amical, des savoirs eux-mêmes.

Avec toute une équipe d’enseignants et de clowns (!), nous nous sommes confrontés à ces empêchements d’une façon singulière et pratique et avons fait partager notre travail sur ce site : http://www.empechementsaapprendre.com

- penser la classe

On ne passe pas six heures par jour dans une classe sans qu’il soit nécessaire de la faire sienne. Sinon, l’espace devient mortifère. Et pourtant, combien d’enseignants font de leur classe un espace de démocratie ?

La pédagogie Freinet, qui est là aussi d’une grande importance dans mes valeurs, l’a compris en instituant tous ces espaces de conseil, dans lesquels les élèves deviennent co-auteurs du fonctionnement de leur classe, faisant de celle-ci un espace de participation et de co-décision.

- penser le monde et la condition humaine.

Sous forme de moments de réflexion collective, inspirés là encore par Jacques Lévine, dans lesquels l’enseignant n’est que celui qui permet, il s'agit là d'établir un moment d'exploration entre pairs qui permette à chacun d'avancer dans la découverte de soi, de l'autre, et du monde dans lequel on vit.

L'objectif est donc triple :

- offrir un espace de réflexion personnelle à chaque enfant (qu'il intervienne oralement ou non dans l'atelier), où il peut aborder des grands thèmes auxquels, en général, on ne lui donne pas accès, soit parce qu’il est considéré comme trop petit, soit parce qu’on trouve qu’il y a d'autres priorités, soit parce qu’on n'a pas le temps, soit parce que c’est considéré comme difficile à mener...

- modifier le regard que chacun porte sur l'autre. Il n'y a pas là de « bon élève » étiqueté mais d'enfants qui cherchent ensemble un cheminement à l'intérieur d'une question, qui n'a pas de réponse juste.

- ouvrir un espace transitionnel entre soi et le monde. Le « pourquoi on vit » devient accessible. Cette façon de nous mettre en relation avec le monde peut aider des enfants à se réconcilier avec leur environnement.

Penser l’école, penser à l’école

Combat vital. Combat politique. Combat humain.

Les empêchements à apprendre : "Je ne suis pas pareil"

Comme vous le savez, nous avons un formidable outil sous forme de site pour travailler les "empêchements à apprendre" en classe. http://www.empechementsaapprendre.com/

 

Avant les vacances, nous avons abordé la question de ne pas se sentir comme les autres ("Je ne suis pas pareil") et la semaine prochaine, nous réfléchirons sur la peur de rater.

 

Voilà déjà quelques éléments visuels et audio sur "Je ne suis pas pareil"

 

1) Visionnage de la scène initiale des clowns

 

 

2) Les enfants réagissent à la scène : ce qu'ils ont saisi de ce qui se passe entre les clowns

 

 

3) Nous nous approprions la situation en la rejouant à notre manière et je demande aux enfants jouant les personnages de chercher des solutions au problème du clown qui n'est pas pareil.

 

 

 

4) Nous découvrons les solutions des clowns et les enfants donnent leur avis :

 

 

 

 

 

5) Enfin, nous menons un moment de questionnement sur "C'est comment pas pareil ?"

 

Le Temps des Penseurs

Bonjour à tous et bonne année à chacun !

J'aimerais vous proposer de tester avec moi, dès la rentrée, un moment ritualisé de classe que j'ai appelé "Le Temps des penseurs", projet que je vous mets ci-dessous en lecture :

http://www.calameo.com/read/000021025424f6bffecc1 (si vous souhaitez pouvoir le télécharger et/ou l'imprimer, adressez-moi un message)
 

Ce temps, une demi-heure par jour environ, se renouvelant toutes les deux semaines, se propose d'intégrer dans l'emploi des temps un dispositif qui permette aux enfants de penser la classe, les apprentissages et leurs empêchements, le monde, notre condition humaine (ce qui ne signifie pas que le reste des temps, il n'y a pas à penser...)
Il reprend bien sûr des dispositifs bien connus en pédagogie Freinet : le Conseil coopératif en premier, les ateliers-philo aussi. Mais l'idée est ici de définir un tout, le "Temps des penseurs", revendiqué comme un moment aussi important que les autres, où l'on cherche à donner du sens à la posture d'élève, d'enfant, d'être humain.

Et si on essayait à plusieurs ce dispositif, puis on en faisait le point en fin d'année !?

Utiliser les scènes de clowns sur l'empêchement en classe

Utiliser les scènes de clowns avec une classe

Beaucoup de personnes se disent très intéressées par cette approche des "empêchements à apprendre" (http://www.empechementsaapprendre.com/) mais se demandent comment l'aborder en classe. Alors voilà un exemple sur l'empêchement "J'ai besoin de bouger" avec des CP/CE1.

Petite précision : Ce que vous allez voir en vidéo ne prétend aucunement être l'exemple à suivre ni un modèle, mais une façon de faire qui convient à l'enseignant, au niveau de classe, donc à l'âge des enfants, et à l'atmosphère de cette classe. Libre à chacun d'utiliser ces supports selon sa personnalité et donc de pousser l'exploitation vers plus de créations artistiques, plus de théâtre, plus d'échanges oraux, plus d'écriture, etc.

NB : Ces vidéos sont floutées mais cela n'empêche pas de suivre le déroulé.

1) Présentation de ce moment à la classe

2) Réagir à la scène initiale d'empêchement

3) Rejouer la scène en classe.

4) Chercher des solutions

5) Réagir à une solution des clowns

6) Mener un moment de réflexion collective sur cette thématique : "Est-ce bien de bouger ?"

Les empêchements à apprendre ont leur site !

Ça y est, il est là, le site des "empêchements à apprendre vus par les clowns", tout nouveau, tout beau - enfin, je trouve - et tout prêt à rendre service à l'enseignant/éducateur désireux de prendre en compte dans sa pratique ce qui empêche d'apprendre : scènes de clowns pour réfléchir, pistes pédagogiques pour faire bouger la classe.

http://www.empechementsaapprendre.com/

Bonne consultation.

Et si vous pouviez faire partager, ce serait chouette...