Enseigner autrement, c'est un choix personnel ! http://pedagost.over-blog.com/enseigner-autrement.html
5 Juillet 2009
En fait, j'essaie de centrer toute mon activité de classe sur l'apprendre (c'est pour cela que Philippe Meirieu m'a tant plu dans ses écrits et dans ses mots), tout en m'efforçant de faire en sorte que ça ne voit pas trop, que l'apprendre fasse partie naturellement du décor, avec le moins possible de "il faut que...", "tu dois...".
Je sais quand même que ça viendra d'abord par l'atmosphère de classe, avec de l'expression, du partage, des projets personnels, de la transmission (par moi, mais aussi par les enfants), de la pensée, de la créativité et du jeu, de l'entraînement, et bien sûr de la reconnaissance, autant que possible, de chacun.
Tant que je ressens de l'apprendre dans la classe, même si je n'en maîtrise pas les tenants et aboutissants, je suis heureux.
L'évaluation de cet apprendre me parait être le plus souvent qu'une perte de temps, voire un danger :
- ça risque de stigmatiser, ce qui est dommageable, vu que ça n'évalue que sur des critères partiels de réussite qui ne servent souvent qu'un profil d'élèves
- ça ne parle guère aux enfants, sinon comme réponse à la question classique : "Tu as bien travaillé ?"
Un exemple : Quand ils sont en "Travail personnel" dans ma classe, il n'y a pas de Plan de travail (trop proche pour moi de l'idée de contrat et de quantitatif, nombre de textes à écrire, de fiches à faire, etc., qui nous rassurent, nous les enseignants, mais qui remet trop l'apprendre dans de l'obligation). En revanche, dans leurs choix d'activité, ce doit obligatoirement être un projet où ils auront à découvrir, donc à apprendre : une maquette nouvelle en carton, un exposé sur un sujet nouveau, quelque chose qu'ils ne maîtrisent pas encore, qu'ils auront à réexplorer ou à découvrir.
Evidemment, j'évalue quand même, comme tout le monde, le moins possible, mais je me pose toutes ces questions.