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Les Pochettes à savoirs

Après un échange avec Catherine Pattinier, membre de l'Icem-Pédagogie Freinet, j'ai une idée à vous proposer, qui me parait intéressante à creuser ensemble.

 

1) Catherine a créé des "pochettes à histoires" avec sa classe de maternelle : Ces pochettes, qui partent pour chacune d'un livre, contiennent des textes, des créations, des activités récoltés ou proposés par les enfants de sa classe et ces pochettes, riches de tous ces savoirs, font l'aller-retour entre l'école et la maison. C'est génial, je trouve. Je vous laisse les découvrir. http://www.calameo.com/read/00002102547ffa585b45a

 

2) Alors, je me suis dit que l'idée de pochettes thématiques qu'on remplirait de plein de façons et qui feraient le chemin maison/école serait une belle réponse à nos questionnements sur comment rebondir en savoirs et en découvertes sur ce qui émerge en classe. Je pense ainsi aux pochettes à créer qui pourraient émerger du "Quoi de neuf ?" (qui dans ma classe s'appelle "Je fais partager") : pochettes à dents (à partir d'un enfant qui aurait raconté comment sa dent est tombée) ; pochettes à volcans ; pochettes à belles phrases (avec les plus belles phrases à inventer) ; pochettes à poésies ; pochettes à nombres ; pochettes généalogiques..................................

 

 

3) Je verrais bien par exemple une équipes de deux-trois élèves se charger de constituer une "pochette des dates", dans laquelle il y aurait les anniversaires, le calendrier, la présentation de dates de l'Histoire qui comptent, des textes libres qui raconteraient ce qui s'est passé à telle ou telle date (en vrai ou en fiction), etc.

 

 

Toutes ces pochettes représenteraient un savoir vivant et en développement et enrichissement  permanents.

 

Vos idées, réactions et prolongements sont bienvenus !

Le Temps des Penseurs

Bonjour à tous et bonne année à chacun !

J'aimerais vous proposer de tester avec moi, dès la rentrée, un moment ritualisé de classe que j'ai appelé "Le Temps des penseurs", projet que je vous mets ci-dessous en lecture :

http://www.calameo.com/read/000021025424f6bffecc1 (si vous souhaitez pouvoir le télécharger et/ou l'imprimer, adressez-moi un message)
 

Ce temps, une demi-heure par jour environ, se renouvelant toutes les deux semaines, se propose d'intégrer dans l'emploi des temps un dispositif qui permette aux enfants de penser la classe, les apprentissages et leurs empêchements, le monde, notre condition humaine (ce qui ne signifie pas que le reste des temps, il n'y a pas à penser...)
Il reprend bien sûr des dispositifs bien connus en pédagogie Freinet : le Conseil coopératif en premier, les ateliers-philo aussi. Mais l'idée est ici de définir un tout, le "Temps des penseurs", revendiqué comme un moment aussi important que les autres, où l'on cherche à donner du sens à la posture d'élève, d'enfant, d'être humain.

Et si on essayait à plusieurs ce dispositif, puis on en faisait le point en fin d'année !?

Penser l'apprentissage

Depuis quelque temps, nous sommes plusieurs enseignants à réfléchir au "pourquoi" des apprentissages : Pourquoi apprenons-nous à dessiner/lire/compter/mesurer/étudier l'espace/etc ? Il s'agit pour nous d'expérimenter une sorte de recherche-action à laquelle nos élèves sont directement associés.

 

En décembre, nous avons choisi de nous pencher sur le "Dessiner" et avons mené avec nos élèves une réflexion sur cet apprentissage-là.

 

Première phase :

Nous avons commencé par nous interroger en atelier "philo" sur pourquoi nous apprenons à dessiner et pourquoi il y a des personnes qui n'aiment pas dessiner.

 

Deuxième phase :

Comment faire en sorte qu'il y ait un changement chez ceux qui n'aiment pas dessiner ou ne savent pas bien dessiner ?

J'ai proposé un moment de tutorat entre élèves en listant d'abord au tableau ceux qui disent ne pas aimer ou ne pas bien savoir dessiner, puis d'autres enfants se sont proposés comme tuteurs.

Voilà un moment filmé de ce tutorat :

 

Des questions qu'ils se posent

Je ne me lasse vraiment pas de ce moment où je pose mon bâton de maître qui explique, pour celui de l'homme qui écoute les enfants de la classe cheminer dans leurs pensées.

J'ai présenté le dispositif des ateliers de réflexion collective, inspirés par Jacques Lévine, dans cet article : http://pedagost.over-blog.com/article-ils-pensent-donc-ils-sont-103389304.html

Chaque semaine, nous nous regroupons en cercle par terre, moi inclus, et à partir d'une simple question, des fenêtres s'ouvrent, celle de la vraie pensée - pas celle qui consiste à simplement répondre aux questions orientées de l'enseignant -, celle d'un certain vertige - oh là là, où allons-nous dans nos recherches ? - celle de la remise en question personnelle devant les paroles divergentes de chacun.

Il s'agit d'un moment qui ne s'évalue pas - même avec des A, B, C, D yes - mais qui bâtit un groupe, des personnes, une culture commune.

Ecoutons-les :

1) A quoi ça sert de rêver ?

2) Pourquoi a-t-on inventé les jeux ?

Défis mathématiques : des nouveautés

Vous remarquerez certainement que dans ce blog, j'essaie de proposer des exemples les plus concrets possible de transformation de la classe et je m'attache au pédagogique bien plus qu'au didactique.

 

Mon objectif principal est de faire en sorte que l'accès aux apprentissages prennent le plus de sens possible pour l'enfant, qu'il en soit - ou au moins qu'il s'en ressente - l'auteur, comme on le dit en pédagogie Freinet. D'où, entre autres,  le journal de classe, les moments de questionnements, les projets personnels, le "Je fais partager", et ici, les défis mathématiques.

 

Si les mathématiques ne restent qu'abstraction, il manque alors l'idée de faire de cette discipline une discipline de vie. Aussi, chaque année, je consacre des temps à l'étude du milieu avec lunettes mathématiques. J'ai déjà écrit un article sur ce sujet : http://pedagost.over-blog.com/article-des-defis-mathematiques-en-cp-ce1-111201118.html

 

Voilà une nouvelle expérience, tout aussi intéressante que la précédente, me semble-t-il : les enfants, comme vous allez le voir sur la première vidéo, sont totalement investis dans le défi qu'ils ont choisi de relever.

 

Rappelons la procédure :

1) Nous mettons nos lunettes mathématiques pour porter un autre regard sur l'environnement de la classe et j'écris ce qu'ils remarquent. http://laclasseplaisir.eklablog.com/plaisir-vecu-599-avec-mes-lunettes-mathematiques-je-vois-a112633252

2) Les enfants et moi-même proposons des défis à relever : comptage, mesures, représentations, traçage, etc.

3) Des duos sont formés, prêts à relever les défis.

4) C'est parti !

5) Puis, chaque équipe présente son activité : ses découvertes, ses difficultés, ses résultats :

 

Un moment de questionnement en CP-CE1

J'ai eu l'occasion ces derniers mois de vous faire part de l'accent mis sur le questionnement dans ma classe :

http://pedagost.over-blog.com/2014/05/nos-questions.html

Aujourd'hui, pour vous donner davantage l'idée de comment ça se déroule, voilà une vidéo où l'on voit les élèves proposer leurs questions (ce qui donne par ailleurs l'occasion de mener un petit travail complémentaire d'encodage), suivi du vote pour la question de la semaine.

L'exemple donné par S.

Une classe, c'est une alchimie particulière.

Une alchimie faite de sécurité (les élèves ont besoin de sentir que la classe est un lieu sans danger), de stabilité (ils ont aussi besoin de sentir que tout ne va pas être chamboulé sans arrêt, d'où la difficulté, surtout chez les élèves les plus fragiles, d'accepter l'absence de leur enseignant référent), de légèreté (ils doivent se sentir reconnus dans leur âme d'enfant), de sens (ils doivent vivre la classe comme un lieu de conquête, et plus largement de vraie vie).

Cette alchimie ne se décrète pas, elle est favorisée par tout un dispositif qui vous est fréquemment décrit dans ce blog : expression libre, questionnements permanents, coopération, projets authentiques, reconnaissance de chacun, etc.

Elle est aussi facilitée par la présence de certains enfants, et là, j'aimerais vous parler de S.

S. est une petite fille de sept ans, qui était déjà dans ma classe de CP l'an dernier, et qui, plus j'y réfléchis, a une place essentielle dans la classe :

- Elle participe - à sa manière, discrète - à tout ce qui est proposé en classe : écriture de textes libres, rallyes lecture, passage au "Je fais partager" (aujourd'hui, elle nous a présenté un dessin d'autoroute qu'elle a réalisé à l'occasion d'un déplacement récent en voiture), paroles aux moments philo...

- Elle a accepté sans hésitation à se mettre à côté de F., dont j'ai déjà parlé dans l'article suivant (http://laclasseplaisir.eklablog.com/plaisir-vecu-288-la-metamorphose-de-f-a107848748), pour l'aider, et je la surprends régulièrement à se pencher vers lui pour lui montrer, lui réexpliquer, l'accompagner, sans qu'à aucun moment je n'aie besoin de le lui dire. Sans faire de bruit et sans recherche de gratification quelconque.

- Elle entre dans la classe à chaque retour de récréation avec un regard systématique sur l'emploi du temps qui est affiché au tableau et va aussitôt se positionner à l'endroit adéquat ou sortir les outils qui conviennent à l'activité à venir.

Précisons que ce n'est pas une élève issue d'un milieu social favorisé, ni une surdouée. Elle est là. Simplement là.

Alors, pourquoi a-t-elle selon moi une place si importante ? C'est parce que je considère que l'exemple donné par un pair est moteur pour les autres élèves - surtout quand cet exemple est gratuit, sans recherche de gloire ou de récompense de sa part -, bien plus moteur, ou plutôt, autrement moteur, que celui donné par l'enseignant. Et je sens depuis quelques semaines que S. fait peu à peu tache d'huile chez d'autres élèves plus récalcitrants.

Et puis, voilà un petit clin d'oeil pour parler encore un peu de S. Tout à l'heure, alors qu'on parlait ensemble de "pourquoi il y avait autrefois des chevaliers et plus aujourd'hui ?", elle est intervenue en disant qu'on dit le mot "chevalier", car le cheval et son maître sont très liés.

J'ai souri. C'était faux... et pourtant tellement juste !

Utiliser les scènes de clowns sur l'empêchement en classe

Utiliser les scènes de clowns avec une classe

Beaucoup de personnes se disent très intéressées par cette approche des "empêchements à apprendre" (http://www.empechementsaapprendre.com/) mais se demandent comment l'aborder en classe. Alors voilà un exemple sur l'empêchement "J'ai besoin de bouger" avec des CP/CE1.

Petite précision : Ce que vous allez voir en vidéo ne prétend aucunement être l'exemple à suivre ni un modèle, mais une façon de faire qui convient à l'enseignant, au niveau de classe, donc à l'âge des enfants, et à l'atmosphère de cette classe. Libre à chacun d'utiliser ces supports selon sa personnalité et donc de pousser l'exploitation vers plus de créations artistiques, plus de théâtre, plus d'échanges oraux, plus d'écriture, etc.

NB : Ces vidéos sont floutées mais cela n'empêche pas de suivre le déroulé.

1) Présentation de ce moment à la classe

2) Réagir à la scène initiale d'empêchement

3) Rejouer la scène en classe.

4) Chercher des solutions

5) Réagir à une solution des clowns

6) Mener un moment de réflexion collective sur cette thématique : "Est-ce bien de bouger ?"

Les empêchements à apprendre ont leur site !

Ça y est, il est là, le site des "empêchements à apprendre vus par les clowns", tout nouveau, tout beau - enfin, je trouve - et tout prêt à rendre service à l'enseignant/éducateur désireux de prendre en compte dans sa pratique ce qui empêche d'apprendre : scènes de clowns pour réfléchir, pistes pédagogiques pour faire bouger la classe.

http://www.empechementsaapprendre.com/

Bonne consultation.

Et si vous pouviez faire partager, ce serait chouette...

A quoi ça sert de lire ?

Suite à la sortie de la classe pour voir le film "Les fantastiques livres volants....", nous avons réfléchi ensemble à la question : "A quoi ça sert de lire ?"

Je trouve qu'ils donnent bien du sens à l'acte de lire dans l'ensemble.