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Le mini-dictionnaire qui fait le maximum

Le "Je fais partager". Quatre enfants de CP se sont inscrits pour présenter quelque chose et il se trouve qu’ils ont tous un livre à présenter.

Trois livres sur le corps d’abord. Il faut dire que l'après-midi de ce jour-là, nous répondrons à la question choisie la semaine précédente par la classe : « Comment le corps fait-il pour tenir droit ? »

Et puis, arrive le passage d’E. Il a un mini-dictionnaire Larousse d’un autre temps dans les mains. Il a l’air d’en être fier.

Je vous présente le plus petit Larousse de tonton Marcel. Tonton Marcel est vieux, il est allongé chez le docteur en ce moment (en fait, il est « dans une maison pour les vieux », m’a-t-il précisé plus tard). Il a plein de vieux objets chez lui. Ma maman lui a demandé si elle pouvait prendre ce mini-dictionnaire. Alors, je me suis dit que je pouvais le présenter au « Je fais partager ». Ce dictionnaire est très ancien, il est tout petit et je vais vous lire deux mots qu’il y a dedans : « narquois » et « lorsque.»

Il nous lit : « Narquois », c'est moqueur, malicieux rusé. « Lorsque », c'est quand.

Le responsable du JFP demande s’il y a des questions ou réactions venant de la classe. Alors, lorsqu'arrive mon tour, je demande l’âge de ce dictionnaire.

Il faut déjà chercher quand il a été publié. On trouve 1946.

Nous commençons à mener toute une recherche mathématique sur comment trouver l’âge du dictionnaire. Pour que ce soit accessible aux CP de la classe, nous procédons par ajout de dizaines : 1956, 1966, 1976, 1986, 1996, puis changement de millier, moment de difficulté résolu par les CE1, 2006, 2016, zut, c’est trop, on recule d’un an. On trouve 69 ans. « Ouah ! C’est vieux ! »

Voilà comment un objet présenté par un enfant débouche sur la recherche de la définition de mots, d’écart entre deux nombres, et même un début de travail sur les objets d’autrefois.

Plein de possibilités de prolongements, ou alors de créations de pochettes à savoirs .

"Pourquoi existons-nous ?" et autre moment de réflexion

Voilà deux moments de réflexion collective de ma classe (CP/CE1) pour lesquels les enfants se sont bien investis. A force de régularité dans le questionnement, je trouve que les élèves s'écoutent de mieux en mieux :

 

1) "Pourquoi existons-nous ?" (un moment d'écoute riche et aussi drôle)

https://www.dropbox.com/s/q41igcbfjm9qjpm/Pourquoi%20existons%20nous.mp3?dl=0

 

2) "Est-ce que la vie, c'est comme dans les contes ?" (question qui s'est transformé en cours en " Est-ce que les animaux parlent en vrai ?")

https://www.dropbox.com/s/5xsu18u3bk1j9hc/Est%20ce%20que%20la%20vie%20c%20est%20comme%20dans%20les%20contes.mp3?dl=0

La Visite

Mardi 24 mars : La directrice de mon école vient me voir pour me faire une demande spéciale. Elle a eu un appel de l'Inspectrice de ma circonscription qui lui annonce que Alain F. et Jean-Paul B. (j'ai choisi de ne pas indiquer leur nom, comme nous le faisons pour les élèves sur ce blog, mais sachez que le premier anime une émission hebdomadaire sur France Culture et le second tient un site pourfendeur de "pédagogistes") souhaitent visiter une classe normale (on leur a tellement reproché de ne pas connaître la vraie vie de classe), et si possible à la pédagogie inspirée de Célestin Freinet. Elle a pensé à moi, car elle connait ce blog.

Moi ? Pourquoi moi ? Qu'ai-je donc fait pour mériter ça ? Comment vais-je m'en tirer, moi, petit enseignant, face à ces deux habiles rhéteurs médiatiques, prêts à découdre avec n'importe qui, surtout s'il est proche de Philippe M. ?

Alors, je consulte. J'adresse un message à mon réseau d'amis pour avoir leurs avis. Dois-je accepter ou refuser ? Je reçois une salve de réactions allant de "Ne te compromets pas avec cette engeance !" à "Et pourquoi pas ! On te fait confiance ! (merci du cadeau...)" Je tranche : je prends le risque.

Lundi 30 mars 8h20 : Alain F et Jean-Paul B. sont pile poil à l'heure. Ils ne resteront que jusqu'à la récréation. Ils détonnent quelque peu par leur habillement, d'ailleurs les enfants croient avoir la visite du Président de la République et son Premier Ministre. Accueil courtois de ma part, comme il se doit, même si je n'en mène pas large.

Nous montons en classe. J'ai préparé pour nos deux visiteurs une table (taille enfant de 6-7 ans) avec de quoi écrire, s'ils en ont besoin.

Nous démarrons par un "Temps libre et calme" (pas de raison que je change les rituels) : dix minutes pour s'installer, se retrouver après la maison. Les enfants lisent, dessinent, discutent, jouent, c'est calme, et moi, je suis à mon bureau. Alain F. écrit quelque chose sur une feuille. Aussitôt, L., une élève de ma classe qui n'a pas la langue dans sa poche, lui dit : "Toi aussi, tu écris un texte libre ?" Alain F. la regarde et lui dit : "C'est ça, mon petit". Pas commode, le gars...

Le Temps libre s'achève, je procède à l'appel et deux enfants, sans que je n'aie rien dit, vont au tableau et présentent l'emploi du temps de la journée qui y est affiché, puis un autre lance le "Je fais partager". Ce jour-là, ce sont trois enfants qui présenteront quelque chose.

A. présente son calendrier du printemps accompagné d'un joli dessin. Au moment des questions-réactions, Jean-Paul B. demande : "C'est ton maître qui t'a demandé ce travail ?" "Pas du tout, je l'ai fait au Temps libre et calme", répond-elle tranquillement.

E. montre le catalogue d'exposition de Jeff Koons et explique qu'il est allé la voir avec ses parents ce week-end. Alain F. dit alors que lui aussi est allé voir l'expo, mais I., le responsable du "Je fais partager" lui dit qu'il n'a pas demandé la parole. Alain F. devient tout rouge.

Puis, pour finir, V. présente une toupie particulière avec un système d'aimantation complexe (je n'ai pas tout compris). C'est là qu'il se passe quelque chose qui a sa place dans ce blog : Alain F. se lève, suivi de Jean-Paul B. et demandent au président du JFP d'essayer la toupie. Alors ça ! I. me regarde, je fais un oui de ma tête et voilà nos deux adultes qui se saisissent de la toupie de V. et commencent à la faire tourner, l'un après l'autre, avec beaucoup de maladresse, je dois dire, puis V. la reprend et leur dit "Je vais vous montrer".

Toute la classe se met en cercle, nous sommes tous assis en tailleur par terre, Alain F. et Jean-Paul B. de même, V., au centre, expliquant la bonne façon de faire tourner longtemps son objet. Alain et Jean-Paul (on peut se permettre une petite familiarité, vu les circonstances) ont les yeux gros comme des billes. G. poursuit la démonstration de V. en nous racontant des expériences qu'il a menées sur l'aimantation avec son papa.

La sonnerie retentit. On entend Fifi et Bribri dire "Déjà ! Encore ! Encore !" Je suis obligé de les sortir manu militari de la classe car les enfants ont envie de jouer dans la cour, surtout qu'il fait beau.

Alain F. et Jean-Paul B. repartent sous les viva des enfants, avec D. qui leur demande : "Vous reviendrez ? "

Moi, c'est sûr, je vais écouter leurs prochaines émissions et lire leurs prochains textes. Il y aura des surprises, j'espère ! J'ai déjà un titre à leur proposer : "Toupie or not toupie ?"

La médiation culturelle selon Serge Boimare (enregistrement)

Depuis quelque temps, j'ai la chance de travailler avec Serge Boimare, d'abord sur le projet des empêchements à apprendre (pour en savoir plus : http://www.empechementsaapprendre.com/) et puis plus récemment sur la médiation culturelle - qu'il appelle aussi nourrissage culturel - qui devrait, selon lui, être pratiquée dans toutes les classes, du primaire comme du secondaire.

 

Une heure quotidienne d'accès à des textes fondamentaux, accès fait de lecture orale par l'adulte, d'échanges entre élèves pour en saisir la richesse et en faire émerger des questionnements, et passage à l'écrit en guise de prolongement réflexif, créatif, cognitif.

 

Ce serait avant tout une formidable occasion de créer un "commun" entre tous les enfants, quels que soit leur bagage, leur histoire, leur culture.

 

Or, Serge Boimare m'a proposé de venir jeudi dernier dans mon école pour nous en parler plus concrètement, dans l'idée que nous pourrions le mettre en place très vite dans nos classes (nous sommes du coup plusieurs à l'envisager pour l'année prochaine).

 

Voilà une heure de jubilation, pédagogique que je vous fais partager :

ou alors :

https://www.dropbox.com/s/aiwo3tppfmmoptu/La%20mediation%20culturelle%20avec%20Serge%20Boimare.mp3?dl=0

Penser à l'école. Penser l'école

En ces temps de turbulences et de peurs, injonction est faite de repenser la société, de repenser la citoyenneté, de repenser la religion, de repenser l’économie, de repenser l’homme.

C’est un drôle de verbe, si on réfléchit bien, le verbe Penser. Il est souvent employé, et pourtant, où sont les espaces pour penser dans notre société ? Dans les médias ? Dans les assemblées et autres congrès ? A l’école ?

Allons-y à l’école. Pour moi qui suis instituteur, je n’ai aucun souvenir de l’emploi de ce mot en classe, en salle des maîtres, et même dans la bouche d’un ministre de l’éducation nationale.

Essayez de vous remémorer votre propre scolarité. Est-ce que ces phrases vous reviennent dites par un instituteur ? : « Tu as bien pensé ! »

« Tu as bien travaillé/appris » ; « Tu t’es bien concentré »

Penser, non… Comme si ce mot, cette idée, n’avait pas sa place à l’école, je dirai même, ne pouvait avoir sa place. Une place pourtant nécessaire pour qu’enfin l’école puisse donner accès à la complexité des choses et évite, autant que possible, de former une jeunesse n’ayant pour seule perspective que la servitude volontaire, ou alors pour certains le fanatisme.

Pourquoi ? Ce concept serait-il dangereux pour l’enseignant ? Est-ce que quelque chose lui échapperait si la classe et ses composants, les enfants, se mettaient à penser ? Penser serait-il incompatible avec l’objectif d’apprendre ? Doit-on même considérer que si on favorisait la pensée dans la classe, cela prendrait trop de temps pour faire émerger les savoirs, ça entrerait en contradiction avec les valeurs de la société, fondées sur la vitesse, voire l’urgence.

Et s’il y avait de plus, dans l’acte de penser, une boîte noire qui échappe à l’emprise de l’enseignant et qui lui pose vraiment problème, boîte faite de l’intériorité de l’enfant, ses émotions, ses désirs, ses préoccupations. Or, rien de plus angoissant pour le MAITRE de ne pas être maître de tout un pan de l’élève face à lui.

Alors, que fait-il bien souvent ?

1) Soit il évacue cette intériorité et l’enfant ne reste qu’un élève à faire avancer compétence par compétence, un élève découpé en morceaux de savoir-faire, et qui le plus souvent devient objet d’évaluation. Il ne pense pas, il travaille. Et s’il pense un peu, cette pensée doit pouvoir être mise dans une catégorie évaluable et ne pas prendre trop de temps sur les acquisitions.

2) Soit il reconnait cet espace de pensée et d’intériorité mais cherche à percer cette boite noire de façon intrusive et non respectueuse de l’enfant avec des idées toutes faites comme « Cet enfant ? T’as vu la famille qu’il a ! » ou « Le père est absent, c’est pour ça que… » De la psychologie de bazar. L’enseignant cherche à contrôler ce qui sort de l’enfant.

Pourtant, il faut réhabiliter la pensée à l’école, car c’est laisser un espace non contrôlable, un espace dans lequel chacun peut se glisser à sa manière.

Où l’indicible peut exister.

Cet espace de pensée, dans la mesure où il est cadré pour assurer la sécurité de chacun avec des règles explicites, est précieux dans une classe. Il permet de donner place à l’intériorité singulière de chacun, incluant blessures et blocages, pour qu’elle se transforme en réalisation et en création.

Il faut donc prévoir dans un emploi de temps des moments pour cela. Je l’ai fait, je le fais, je le défends. Et je ne suis pas tout seul.

Nous sommes de nombreux enseignants à à défendre un espace-classe où penser serait central et multiple :

- penser l’apprentissage.

Jacques Lévine, psychologue, psychanalyste, un de mes maîtres à penser justement, avait une formule qui est devenue mienne : « Il ne devrait y avoir qu’une seule discipline à l’école : conquérir les secrets de la vie ». Les enfants doivent dès le plus jeune âge penser ce qu’ils auront à apprendre, savoir pourquoi on leur demande d’apprendre à lire, à écrire, à compter, à mesurer, à dessiner, à chanter. Et le savoir passe d’abord par leur propre exploration tâtonnante, sans l’explication de l’adulte.

- penser les empêchements à apprendre

Ces empêchements sont partout en classe, et pas seulement chez les élèves qui sont notoirement en difficulté. Serge Boimare, psychopédagogue, ancien directeur du Centre Médico-Psychopédagogique Claude Bernard (Paris V), en parle formidablement bien dans un de ces ouvrages, « Ces enfants empêchés de penser ».

Ils sont cachés en chacun de nous – j’ai été moi-même de ces élèves empêchés, même si ça ne s’est pas vu dans mes résultats – et souvent ils sont inavouables.

Ces empêchements peuvent venir de partout, de l’enseignant, de la personne qu’est l’élève, de son entourage familial ou amical, des savoirs eux-mêmes.

Avec toute une équipe d’enseignants et de clowns (!), nous nous sommes confrontés à ces empêchements d’une façon singulière et pratique et avons fait partager notre travail sur ce site : http://www.empechementsaapprendre.com

- penser la classe

On ne passe pas six heures par jour dans une classe sans qu’il soit nécessaire de la faire sienne. Sinon, l’espace devient mortifère. Et pourtant, combien d’enseignants font de leur classe un espace de démocratie ?

La pédagogie Freinet, qui est là aussi d’une grande importance dans mes valeurs, l’a compris en instituant tous ces espaces de conseil, dans lesquels les élèves deviennent co-auteurs du fonctionnement de leur classe, faisant de celle-ci un espace de participation et de co-décision.

- penser le monde et la condition humaine.

Sous forme de moments de réflexion collective, inspirés là encore par Jacques Lévine, dans lesquels l’enseignant n’est que celui qui permet, il s'agit là d'établir un moment d'exploration entre pairs qui permette à chacun d'avancer dans la découverte de soi, de l'autre, et du monde dans lequel on vit.

L'objectif est donc triple :

- offrir un espace de réflexion personnelle à chaque enfant (qu'il intervienne oralement ou non dans l'atelier), où il peut aborder des grands thèmes auxquels, en général, on ne lui donne pas accès, soit parce qu’il est considéré comme trop petit, soit parce qu’on trouve qu’il y a d'autres priorités, soit parce qu’on n'a pas le temps, soit parce que c’est considéré comme difficile à mener...

- modifier le regard que chacun porte sur l'autre. Il n'y a pas là de « bon élève » étiqueté mais d'enfants qui cherchent ensemble un cheminement à l'intérieur d'une question, qui n'a pas de réponse juste.

- ouvrir un espace transitionnel entre soi et le monde. Le « pourquoi on vit » devient accessible. Cette façon de nous mettre en relation avec le monde peut aider des enfants à se réconcilier avec leur environnement.

Penser l’école, penser à l’école

Combat vital. Combat politique. Combat humain.

Les empêchements à apprendre : "Je ne suis pas pareil"

Comme vous le savez, nous avons un formidable outil sous forme de site pour travailler les "empêchements à apprendre" en classe. http://www.empechementsaapprendre.com/

 

Avant les vacances, nous avons abordé la question de ne pas se sentir comme les autres ("Je ne suis pas pareil") et la semaine prochaine, nous réfléchirons sur la peur de rater.

 

Voilà déjà quelques éléments visuels et audio sur "Je ne suis pas pareil"

 

1) Visionnage de la scène initiale des clowns

 

 

2) Les enfants réagissent à la scène : ce qu'ils ont saisi de ce qui se passe entre les clowns

 

 

3) Nous nous approprions la situation en la rejouant à notre manière et je demande aux enfants jouant les personnages de chercher des solutions au problème du clown qui n'est pas pareil.

 

 

 

4) Nous découvrons les solutions des clowns et les enfants donnent leur avis :

 

 

 

 

 

5) Enfin, nous menons un moment de questionnement sur "C'est comment pas pareil ?"

 

Penser l'apprentissage : Lire

Dans le cadre du "Temps des penseurs" (http://pedagost.over-blog.com/2015/02/le-temps-des-penseurs-affine.html), il y a un temps, celui des apprentissages.

 

Après avoir exploré à plusieurs enseignants l'apprentissage "Dessiner", nous avons interrogé dans ma classe de CP/CE1 l'acte de Lire.

 

Voilà le déroulement :

 

1) Moment de questionnement sur "Pourquoi apprenons-nous à lire ?" Vous remarquerez à l'écoute que le fonctionnel de la lecture l'emporte sur le plaisir, mais les enfants sont jeunes, pas encore lecteurs-experts.

 

2) Second questionnement : "Pourquoi parfois certains n'aiment pas lire ?" Les enfants mettent beaucoup l'accent sur la longueur des textes qui peut effrayer et dissuader de lire.

 

3) Moment de tutorat : après avoir recensé les enfants disant volontiers ne pas aimer lire, nous avons constitué des duos, un enfant cherchant à donner envie de lire aux "réfractaires". J'ai pu filmer leur compte-rendu de tutorat :

 

 

 

Le "Temps des Penseurs" affiné

J'ai retravaillé sur le "Temps des penseurs", une proposition concrète de classe pour inscrire dans l'emploi des temps un moment quotidien consacré spécifiquement à penser - ce qui s'impose vraiment au regard de l'actualité - en complément de tout ce que nous faisons déjà en classe.
- penser l'apprentissage
- penser ses empêchements
- penser la classe, elle-même
- penser le monde
- penser la condition humaine.

Cette proposition est là : http://www.calameo.com/read/0000210258c91c9dd19f0

J'ai ajouté dans la nouvelle mouture une proposition de programmation sur l'année, en différenciant notamment les temps pour penser l'apprentissage de ceux consacrés à penser les empêchements à apprendre. Ce qui facilite notre travail, je pense.

N'hésitez pas à réagir !

Et si on le mettait en place et l'expérimentait à plusieurs l'année prochaine !

Daniel

C'est quoi une maladie ?

De retour en classe, après un arrêt maladie de plus de trois semaines, rien de plus logique que de reprendre les ateliers de réflexion collective des CP/CE1 sur ce thème : la maladie.

 

Les Pochettes à savoirs

Après un échange avec Catherine Pattinier, membre de l'Icem-Pédagogie Freinet, j'ai une idée à vous proposer, qui me parait intéressante à creuser ensemble.

 

1) Catherine a créé des "pochettes à histoires" avec sa classe de maternelle : Ces pochettes, qui partent pour chacune d'un livre, contiennent des textes, des créations, des activités récoltés ou proposés par les enfants de sa classe et ces pochettes, riches de tous ces savoirs, font l'aller-retour entre l'école et la maison. C'est génial, je trouve. Je vous laisse les découvrir. http://www.calameo.com/read/00002102547ffa585b45a

 

2) Alors, je me suis dit que l'idée de pochettes thématiques qu'on remplirait de plein de façons et qui feraient le chemin maison/école serait une belle réponse à nos questionnements sur comment rebondir en savoirs et en découvertes sur ce qui émerge en classe. Je pense ainsi aux pochettes à créer qui pourraient émerger du "Quoi de neuf ?" (qui dans ma classe s'appelle "Je fais partager") : pochettes à dents (à partir d'un enfant qui aurait raconté comment sa dent est tombée) ; pochettes à volcans ; pochettes à belles phrases (avec les plus belles phrases à inventer) ; pochettes à poésies ; pochettes à nombres ; pochettes généalogiques..................................

 

 

3) Je verrais bien par exemple une équipes de deux-trois élèves se charger de constituer une "pochette des dates", dans laquelle il y aurait les anniversaires, le calendrier, la présentation de dates de l'Histoire qui comptent, des textes libres qui raconteraient ce qui s'est passé à telle ou telle date (en vrai ou en fiction), etc.

 

 

Toutes ces pochettes représenteraient un savoir vivant et en développement et enrichissement  permanents.

 

Vos idées, réactions et prolongements sont bienvenus !