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La rentrée des "empêchements à apprendre"

Une rentrée en fanfare pour le projet des "empêchements clownesques" : http://www.empechementsaapprendre.com/

1) Tout d'abord, un bien bel article dans "Fenêtres sur cours" de cette semaine, le journal du Snu-Ipp, où est présenté le travail sur les empêchements à apprendre, une interview de Serge Boimare et la présentation du site.
Il est là (pages 18-19 du pdf) : http://www.snuipp.fr/IMG/pdf/FSC_414_BD-1.pdf


2) Ensuite, un accueil exceptionnel de cette idée d'aborder les empêchements à apprendre par le biais du clown lors du Congrès de pédagogie Freinet de la semaine dernière. Plus de 70 participants à l'atelier que j'ai animé avec Valérie Da Silva et Marie-France Duflot (alias Chabotte Tripouille). Valérie en a fait le compte-rendu ici : http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/45449

3) Enfin, nous avons pu mener une soirée de clown-forum autour des empêchements : les clowns en jouent certains ("J'ai peur de rater", "J'ai besoin de bouger", "Il ne s'intéresse pas à moi") et le public propose des solutions que les clowns expérimentent en direct. Ce fut vraiment génial et plein de jubilation partagée.

Nous avons recueilli un vrai intérêt avec demandes de dvd et inscriptions à la liste des "empêchements clownesques".

Sachez que le travail sur les empêchements à apprendre fait partie d'un ensemble que j'essaie de développer appelé "Le Temps des penseurs" : http://pedagost.over-blog.com/2015/01/le-temps-des-penseurs.html.


A la Fédération de stage de la Toussaint de l'Icem-Pédagogie Freinet, un groupe de travail sur ce "temps des penseurs" se réunira. Vous y êtes les bienvenus.
http://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/44780
Dites-moi si ça vous intéresse !

J'espère que l'année à venir sera encore l'occasion de poursuivre notre projet tous ensemble. Faites-le moi partager !

Les Troubles du comportement

Valérie Barry est maitre de conférences en sciences de l’éducation et agrégée de mathématiques. Elle enseigne dans les formations pour l’Adaptation Scolaire et la Scolarisation des élèves Handicapés (ASH) de l’ESPE (IUFM) de l’Université Paris-Est Créteil.

 

Elle est intervenue à l'Université de printemps du Snu-Ipp Paris pour nous parler des troubles du comportement, ce fut passionnant, et ce d'autant plus qu'elle a su parfaitement s'adapter au vécu des enseignants présents sur place, enseignants se disant souvent démunis et pas ou peu formés pour cela.

 

Je vous fais partager - avec son accord - sa conférence, que j'ai divisée en thématiques :

 

1) INTRODUCTION

 

2) LA RESTAURATION NARCISSIQUE

 

3) PARTIR DES BESOINS

 

4) LA QUESTION DU SIGNALEMENT

 

5) LE GROUPE ET LA PERSONNE

 

6) L'ERREUR

 

7) LE DENI

Ateliers philo, dernière !

L'année est achevée, avec de nombreux moments de réflexion vécus par ma classe de CP/CE1 :

- des ateliers de réflexion collective

- des temps de réflexion sur "pourquoi nous apprenons"

- des débats autour des empêchements à apprendre

 

A la suite d'une présentation par Lola d'un livre sur Mandela lors du "Je fais partager", j'ai proposé à la classe un temps de réflexion plus psychologique sur "Comment peut-on se sentir quand on est en prison ?"

 

 

Bon été !

Du temps, du temps et encore du temps

Depuis le lancement de ce blog, vous avez sans doute remarqué l'importance du temps qu'il faut laisser aux élèves, un temps qu'ils puissent investir à leur guise, pour que des moments forts d'apprentissage puissent arriver. En effet, il y a un tel remplissage des temps d'apprentissage pour :

- faire le programme

- contrôler les élèves

- justifier son salaire

que nous loupons de belles occasions de découvrir nos élèves autrement, comme des enfants porteurs d'envies.

Nous l'avons déjà relaté, par exemple dans ces articles :

http://pedagost.over-blog.com/search/temps/

 

Ce/ces temps à institutionnaliser ne sont pas ceux accordés aux enfants qui ont fini leur travail, donc toujours les mêmes, pas non plus ceux que le maître attribuerait selon son bon vouloir, parce que c'est la fin de l'année ou parce qu'il est fatigué, mais bel et bien de temps inscrits dans l'emploi des temps de la classe.

Pour illustrer ce propos, j'ai choisi de saisir - en photos - des instants où nous voyons des enfants engagés dans un projet qu'ils ont vraiment choisi, soit pendant le "temps de l'accueil" , soit pendant le "temps des projets", même si parfois le projet choisi par l'élève a été le prolongement d'une activité que j'avais proposée au préalable.

 

Plaisir VECU 528 : Du temps, du temps et encore du temps

Ici, S. et A. font des échanges de pièces et billets en euros, suite à une activité faite collectivement dans le fichier de mathématiques.

 

Plaisir VECU 528 : Du temps, du temps et encore du temps

Là, S. mène sa création au "temps libre et calme", création qu'elle nous présentera au "Je fais partager".

 

Plaisir VECU 528 : Du temps, du temps et encore du temps

 S. et E. préparent l'emploi des temps de la journée avec quelques indications de ma part.

 

Plaisir VECU 528 : Du temps, du temps et encore du temps

 A. et I. lisent tranquillement dans la bibliothèque.

 

Plaisir VECU 528 : Du temps, du temps et encore du temps

 A. lit un livre sur le football qu'elle présentera au temps de "Nos questions" : http://pedagost.over-blog.com/2014/05/nos-questions.html

 

Plaisir VECU 528 : Du temps, du temps et encore du temps

 F. fait une création-pliage pendant le "temps libre et calme" de l'accueil.

 

Plaisir VECU 528 : Du temps, du temps et encore du temps

 Ici, A. et S. réalisent une création avec des calques.

 

Plaisir VECU 528 : Du temps, du temps et encore du temps

Enfin, S. écrit son texte libre.

Un Manifeste

J'ai pu visiter la classe d'un autre enseignant de CM1/CM2 dans une autre école, pour à la fois prendre un peu de distance par rapport à ma propre pratique et me ressourcer, grâce à l’observation d'une autre façon de faire.

 

Cette double visite a apporté beaucoup à chacun, et ceci à quatre niveaux :

 

1 – Ce fut bien sûr l’occasion de découvrir une démarche différente de la sienne, ou alors proche, mais que, par habitude, peur ou routine, on laisse de côté.

Par exemple, lorsque j’ai pu découvrir chez N un moment de lecture-plaisir que j’ai aussitôt repris et adapté à mon niveau de classe et à ma personnalité.

Et quand N m'a dit avoir été subjugué, lors du moment de réflexion collective, par la capacité de réflexion et la qualité des échanges entre les enfants de ma classe et il a pu ainsi se rendre compte que la tenue d’ateliers philosophiques avec les « grands » était tout à fait à sa portée et pouvait être très enrichissante pour tous.

 

2 - Cette visite permet à l’observé, grâce au regard "gratuit" et bienveillant de l’observateur - donc très loin de ce que peut être celui d’un inspecteur, qui par définition est celui qui inspecte, de saisir en toute tranquillité ce qui pourrait être modifié, réorienté, mais aussi gardé dans sa pratique de classe.

 

3 - Cette visite réciproque a permis à chacun de nous de chercher pour trouver les mots les plus justes possible pour décrire nos choix pédagogiques, dans le désir que nous avions de les expliciter et nous faire comprendre. Ce fut un bon exercice pour éprouver la justesse ou non de certaines de nos options de classe.

 

4 – Enfin, la découverte en observateur d’un temps de classe extérieur, avec ses moments-champagne mais aussi ses moments-galère, a permis de dédramatiser nos propres errements : « Je ne suis pas le seul à parfois passer à côté de l’objectif. Ouf ! »

 

Ce quadruple apport est vraiment ce qui manque cruellement dans notre métier d’enseignant.

 

Fort de ce constat, voilà notre manifeste :

 

Il y a une vraie richesse dans ce que font la plupart des enseignants, dans leurs classes et dans leurs écoles, qui ne trouve malheureusement jamais l’occasion d’être partagée.

 

Si on remplaçait une bonne part des animations pédagogiques, le plus souvent déconnectées de nos besoins, par :

 

- des échanges de pratiques entre écoles : Les enseignants d’une école font partager à une ou d'autres école(s) un projet qu'ils ont porté sur l'année et transférable à d'autres équipes - et réciproquement - et puis, on s'en empare... ou pas

 

- des visites entre enseignants, comme celle que nous venons d'exposer (c'est ce que nous faisons aussi lors de nos réunions mensuelles Freinet du mercredi après-midi, où il y a un temps où le collègue de la classe accueillante nous fait découvrir sa classe),

 

l’école deviendrait alors ce qu’elle devrait être : un espace bouillonnant de recherches, d’expérimentations, et parfois de jubilation. En retrouvant un certain "bon sens", loin des dispositifs-usines à gaz habituels (comme le Magistère), qui passent à côté de ce qu'il nous faudrait pour avancer.

 

Il faudrait pour cela :

 

1) que des temps nous soient accordés pour faire ces visites (de nombreux directeurs autour de nous sont prêts à prendre nos classes sur ces temps-là)

 

2) que cela puisse se faire entre enseignants volontaires et sans une volonté de contrôle de la part de l’institution : pas de rapports de visite, pas de supervision hiérarchique, pas de validation du choix de l'enseignant visité

 

3) que l'institution accorde sa confiance aux enseignants dans leur capacité à regarder et à saisir, sans qu'elle nous indique ce qu'il faut voir et ce qu'il faut penser de ce qu'on voit

 

Il s’agit donc là d’un appel pour une remise en question des principes qui guident la si justement décriée formation continue des enseignants. Que l'on sorte de ces modes de formation le plus souvent magistraux, pour en découvrir d'autres, sous la forme de partage entre enseignants et entre équipes, pour redonner une vraie part à l'envie et l'en-vie.

 

Un appel à relayer !

Le nourrissage culturel

J'ai eu la chance de rencontrer puis connaître Serge Boimare, ancien directeur pédagogique du centre Claude Bernard à Paris, et auteur entre autres de "Ces enfants empêchés de penser", dans lequel il nous décrit comment une approche des textes de la mythologie peut aider des jeunes en difficultés à se confronter sans se mettre en danger à leurs problématiques et à se libérer peu à peu pour avancer. Depuis, il promeut l'idée d'un nourrissage culturel pour tous les élèves.

 

J'ai pu le rencontrer lorsque j'ai moi-même imaginé - avec mes deux casquettes, celle d'enseignant et celle de clown de théâtre - et fait aboutir un projet sur les empêchements à apprendre vus par des clowns, projet que vous pouvez consulter ici : http://www.empechementsaapprendre.com/

 

Depuis, Serge Boimare est venu au Salon parisien de la pédagogie Freinet en novembre dernier, puis dans notre école pour nous présenter plus concrètement l'idée de médiation culturelle.

 

L'année prochaine, nous serons quatre collègues de notre école à mettre en place cette médiation culturelle dans nos classes.

 

Voilà comment nous comptons procéder :

1) Deux fois par semaine, nous lirons des textes de mythologie, de contes ou autres textes du patrimoine, en choisissant notamment ceux qui peuvent favoriser la réflexion, mais aussi l'imaginaire.

2) Après chaque lecture à haute voix, un temps oral de réactions, de partage de sensations, de réflexions le plus libre possible sera laissé aux enfants.

3) A l'issue de ce temps toujours oral, un autre temps qui pourrait être de création artistique, de réflexion philosophique, d'expression écrite sera proposé, adapté à la nature et à la teneur du texte lu.

Nous faisons le pari que, comme Serge Boimare le revendique, cet enrichissement de tous par la culture, alliant exigence et plaisir, favorisera aussi en parallèle une vraie culture commune de classe propice à la coopération, aux envies, aux projets.

PS : Un ajout de Serge Boimare :

Qu'est-ce qu'ils sont sérieux !

Ouh là là, comment faire avec des enfants qui posent des questions qu'on dit trop graves/sérieuses pour leur âge ?

 

Lors du temps de "Nos questions" (http://pedagost.over-blog.com/2014/05/nos-questions.html), ils proposent des questions sur le monde, mais parfois aussi des questions sur la condition humaine.

 

Les dernières : "Pourquoi il y a-t-il des guerres ?" et "Pourquoi doit-on tous mourir ?" (question que j'ai reformulée pour permettre une première approche, plus accessible pour des CP/CE1, je trouve, en "C'est quoi mourir ?")

 

1) Pourquoi il y a-t-il des guerres ?

 

2) C'est quoi mourir ?

Les personnages mathématiques

Tout d'abord, une conviction : l'avenir de l'école ne peut passer que par de l'inventivité, que si nous lâchons (ou au moins mettons au second plan) les progressions, programmations et fiches de préparation bien modélisées pour laisser place à l'inventivité et le lâcher-prise pédagogique, il y aura sursaut.

Cette conviction ne naît pas d'aujourd'hui, mais je l'ai à nouveau vécue ces dernières semaines :

Classe de CE1, où j'interviens pendant que ma collègue "prend" mon CP/CE1 pour faire de l'anglais avec eux. Je décide au dernier moment - dans la matinée - que dans le cadre de ce que je fais avec ses CE1 en expression écrite, j'allais expérimenter l'expression écrite en mathématiques.

Ce n'est pas nouveau, car en 2007, j'avais écrit un livre "Mat et Ma Tic et compagnie" (Bayard jeunesse) où je défendais sous forme d'histoire pour les enfants une approche à multiples entrées des maths : par la création, les défis, la poésie, le jeu, l'écriture.

Je propose aux élèves de choisir seul ou avec un camarade un personnage mathématique à incarner : le carré et autres figures géométriques, le 10, 100 et autres nombres remarquables, l'addition, la soustraction, et même des outils mathématiques comme la règle et l'équerre. Il s'agira de préparer une présentation théâtralisée et écrite de ce personnage. Ce qu'ils font.

Et puis, comme il nous reste peu de temps avant que je retrouve ma classe habituelle, je leur propose de faire une première improvisation dans laquelle ils joueront leur personnage fier de se présenter.

En première volontaire, P. Elle a choisi la droite. Là voilà qui arrive devant la classe, les bras écartés, ayant du mal à se déplacer : "Comme c'est dur ! Je n'arrête pas de grandir, et comme je m'étends tout le temps, je me cogne sans arrêt ! Quand est-ce que ça va s'arrêter ? Il paraît que jamais ! En plus, ce qui est bizarre, c'est que plus je grandis, plus tous les autres me semblent petits." Je lui demande de trouver une "sortie de droite", ce qu'elle fait sans perdre son émotion et sa démarche.

Ensuite, M. et A., qui jouent le nombre 10. L'un est le 1, l'autre le 0. Tous deux se mettent à se chamailler car le 1 est prétentieux, prétendant porter le nombre, le second s'énerve contre le 1, mal à l'aise qu'il est d'être un zéro.

Arrivent E. et L. qui font le +. Elles sont toutes fières d'annoncer qu'elles additionnent tous les nombres existant sur terre et qu'elles sont prêtes à accueillir tous les nombres qui veulent se faire additionner.

Etapes suivantes :

1) Poursuivre dans l'improvisation sur scène, pour laquelle ils semblent à l'aise et trouvent de vraies fulgurances grâce au corps et à l'incarnation (voir l'article qui en parle : http://laclasseplaisir.eklablog.com/plaisir-a-vivre-985-les-personnages-savoirs-a107966412)

2) Préparer une écriture de ce qui est venu lors de l'improvisation pour stabiliser le texte d'intervention (sans pour autant perdre la liberté de l'interprétation, ce qui sera un travail difficile, je l'ai moi-même vécu en tant que clown : http://www.empechementsaapprendre.com/ ).

3) Présenter les personnages mathématiques aux autres classes de l'école.

Et voilà la suite :

Tout d'abord, je leur ai demandé de créer la fiche d'identité du personnage : sa famille, ses passions et détestations, ses envies.

A partir de cette fiche, ils ont essayé de se mettre en scène corporellement et avec les émotions propres à chacune des notions. Ainsi par exemple, le Plus (+) nous a raconté son plaisir d'additionner à tout-va, nous a fait partager sa rivalité avec le Moins (-) et nous a confié la découverte heureuse d'une sorte de cousin germain qu'est le Fois (x).

Petit à petit, nous nous sommes rendu compte, par le jeu, des liens entre les personnages : entre le Plus et le Moins, entre le Carré, le Rectangle, le Losange et le Cercle, entre la Droite, la Règle et l'Equerre.

Alors, pour donner plus d'enjeux aux scènes théâtrales, j'ai choisi de réunir les personnages pour finalement aboutir à quatre scènes principales :

- une scène géométrique, dans laquelle le Carré et le Rectangle, plutôt amis, se mettent à dénigrer le Losange dépourvu d'angles droits, mais à adopter le Cercle, très étrange pour eux car sans côtés.

- une scène avec les opérations, dans laquelle le Plus et le Moins s'exercent à additionner et soustraire les nombres 1 et 7 (eux aussi des personnages) dans une certaine rivalité.

- une scène avec le 10, le 100 et le 1 000 pendant laquelle chacun cherche à voler les zéros des autres jusqu'au moment où le 1 000 000 viendra leur imposer sa puissance à six zéros.

- une scène de mesures où la Règle et l'Equerre cherchent en vain à mesurer la Droite qui s'avère bien trop longue, et même infinie.

Les scènes sont maintenant prêtes, elles seront présentées lundi 11 mai aux classes de l'école. Ce sera assurément une toute nouvelle façon de découvrir et de s'approprier les notions mathématiques pour chacun des élèves !

Le mini-dictionnaire qui fait le maximum

Le "Je fais partager". Quatre enfants de CP se sont inscrits pour présenter quelque chose et il se trouve qu’ils ont tous un livre à présenter.

Trois livres sur le corps d’abord. Il faut dire que l'après-midi de ce jour-là, nous répondrons à la question choisie la semaine précédente par la classe : « Comment le corps fait-il pour tenir droit ? »

Et puis, arrive le passage d’E. Il a un mini-dictionnaire Larousse d’un autre temps dans les mains. Il a l’air d’en être fier.

Je vous présente le plus petit Larousse de tonton Marcel. Tonton Marcel est vieux, il est allongé chez le docteur en ce moment (en fait, il est « dans une maison pour les vieux », m’a-t-il précisé plus tard). Il a plein de vieux objets chez lui. Ma maman lui a demandé si elle pouvait prendre ce mini-dictionnaire. Alors, je me suis dit que je pouvais le présenter au « Je fais partager ». Ce dictionnaire est très ancien, il est tout petit et je vais vous lire deux mots qu’il y a dedans : « narquois » et « lorsque.»

Il nous lit : « Narquois », c'est moqueur, malicieux rusé. « Lorsque », c'est quand.

Le responsable du JFP demande s’il y a des questions ou réactions venant de la classe. Alors, lorsqu'arrive mon tour, je demande l’âge de ce dictionnaire.

Il faut déjà chercher quand il a été publié. On trouve 1946.

Nous commençons à mener toute une recherche mathématique sur comment trouver l’âge du dictionnaire. Pour que ce soit accessible aux CP de la classe, nous procédons par ajout de dizaines : 1956, 1966, 1976, 1986, 1996, puis changement de millier, moment de difficulté résolu par les CE1, 2006, 2016, zut, c’est trop, on recule d’un an. On trouve 69 ans. « Ouah ! C’est vieux ! »

Voilà comment un objet présenté par un enfant débouche sur la recherche de la définition de mots, d’écart entre deux nombres, et même un début de travail sur les objets d’autrefois.

Plein de possibilités de prolongements, ou alors de créations de pochettes à savoirs .

"Pourquoi existons-nous ?" et autre moment de réflexion

Voilà deux moments de réflexion collective de ma classe (CP/CE1) pour lesquels les enfants se sont bien investis. A force de régularité dans le questionnement, je trouve que les élèves s'écoutent de mieux en mieux :

 

1) "Pourquoi existons-nous ?" (un moment d'écoute riche et aussi drôle)

https://www.dropbox.com/s/q41igcbfjm9qjpm/Pourquoi%20existons%20nous.mp3?dl=0

 

2) "Est-ce que la vie, c'est comme dans les contes ?" (question qui s'est transformé en cours en " Est-ce que les animaux parlent en vrai ?")

https://www.dropbox.com/s/5xsu18u3bk1j9hc/Est%20ce%20que%20la%20vie%20c%20est%20comme%20dans%20les%20contes.mp3?dl=0